ROLLMOPS

T H E A T R E

Après « LE MALADE IMAGINAIRE », le Rollmops Théâtre poursuit son cycle d’exploration des grands classiques du théâtre populaire avec une même volonté: « dépoussiérer » l’œuvre, tout en lui restant totalement fidèle .Une démarche qui s’inscrit dans un long parcours artistique, la quête d’un théâtre populaire et exigeant.En 2015, le Rollmops théâtre soufflera sa vingtième bougie. A cette occasion, le plus beau cadeau d’anniversaire que nous pouvions nous offrir, c’était de nous attaquer à cet œuvre mythique que tout comédien rêve de jouer un jour.Si l’on ajoute à ces arguments que le rôle fut écrit pour un comédien Boulonnais, Constand Coquelin (qui fut même enterré dans son costume de Cyrano), nous n’avions plus aucune excuse, en tant que Compagnie Boulonnaise, pour refuser l’obstacle... 

Une kyrielle de personnages, de figurants, plus de 1600 vers pour le rôle titre, cinq décors dont une scène de bataille, des combats… Cyrano c’est la pièce de tous les excès. C’est un peu le bourdon du théâtre : il ne devrait pas pouvoir voler, et pourtant, il vole comme aucune autre pièce du répertoire depuis  près de 120 ans.Quoi de plus excitant pour un metteur en scène que de s’emparer de ce texte à priori injouable, mais surtout de ce sommet de jubilation, d’émotions, de fantaisie et de théâtralité ? Hors de question, pour une compagnie comme la notre d’imaginer monter Cyrano en respectant la distribution d’origine. Nous laisserons ce plaisir aux structures disposant des moyens nécessaires pour ce genre de projets. Nous n’y trouvons ni intérêt artistique, ni intérêt économique.C’est donc un formidable pari qui s’offre à nous : monter ce texte malgré tout, avec une distribution réduite (6 comédiens / comédiennes au plateau), tout en restant fidèle au texte et en lui conservant son incomparable souffle épique.Cela implique  de faire montre d’ingéniosité, de développer des trésors d’imagination. De trouver dans la mise en scène, la scénographie, le mouvement permanent, la surprise, tous les ingrédients nécessaires  pour que la magie du théâtre opère à plein.Et quand on parle de Cyrano, le terme «magie du théâtre » se doit de relever du pléonasme...